Bonjour,
mercure a écrit :
j'ai fais une erreur ,en indiquant 2 ohms dans la valeur de résistance ,il s'agit d'une valeur de 22 ohms,le transfo ca puissance 2500 KVA ,enrobé Sec
avec Commutation de prise par couplage (+/- 5 % au primaire et +/-10% en Secondaire. 20/0.38 Kv-Ucc = 6 %.
Je comprends mieux, on se retrouve donc dans le régime décrit par le Cahier Technique "régime minier RSA". Comme la tension secondaire ne dépasse pas 400V, l'avantage "réduction de la tension de contact" n'apparaît pas primordial.
Le courant de défaut If sera donc de 10A max (impédance de boucle mini ~23
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).
La puissance de la résistance est cohérente avec cette valeur ( a noter qu'un courant de défaut n'ayant pas vocation à être permanent, les résistances ou impédances de mise à la terre sont généralement dimensionnées pour une tenue de 5 sec à l'Icc max).
mercure a écrit :
Si cette résistance est considéré de 2 ohms, elle est là probablement pour fixer le facteur de mise à la terre au dessus de 1 de manière à ce que le courant de court-circuit maximal soit le ICC TRI (IK3) et non pas le ICC mono (IK1). Si cette résistance est de 22 ohms, elle sert à maîtriser les tensions de contact en limitant IK1 à une valeur moins dangereuse.
En supposant que la tension secondaire est de 400 V, que la résistance est de 22 Ohms , on a affaire à un neutre impédant dont le courant de neutre est 10 A. Le relais 51N assure la supervision de l'isolement du réseau secondaire. Sa sensibilité dépend de son réglage.
Je ne peux pas être d'accord avec ces affirmations:
1-le facteur de mise à la terre est une donnée qui intéresse essentiellement les réseaux de distribution. Dans un réseau Bt derrière un transfo ce facteur est réputé voisin de 1.
2-Ik3 est toujours supérieur à Ik1. C'est Ik2 à la terre qui peut être inférieur à If (rapport compris entre 0,5 et 2)
3-la résistance de neutre n'a aucune influence sur Ik1, Ik2, Ik3 qui ne se rebouclent pas par la terre ; seuls If et "Ik2f"(cc double à la terre) peuvent être concernés.
4 -une résistance de 22
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sert certes à limiter la tension de contact, mais surtout, sur un réseau 400 v, à limiter les risques et dégâts causés par le courant de défaut phase-masse. Elle semble intéressante si les défauts d'isolement sont fréquents en raison du type d'utilisation.
5-la C15-100 indique qu'en IT la valeur de l'impédance doit être comprise entre 4 et 6 fois la valeur de tension simple, ce qui donnerait ici 880 à 1100
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. Si l'on était en IT, la présence d'un CPI serait obligatoire (411.6.3). Un relais 51N n'est pas un CPI au sens de l'ANSI.
Avec une impédance de 22
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, Ra serait limité à 6
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pour conserver une tension de contact inférieure à 50 V. C'est une valeur très faible, impossible à garantir.
Pour résumer, comme le dit le CT 173, il s'agit bien d'un régime à mi-chemin entre TT et TN. En effet, en TT on a une impédance de boucle de défaut "non maîtrisée" puisqu'on se réfère seulement à la valeur de la résistance de prise de terre pour déterminer le calibre maxi des DDR et que l'on s'abstient ensuite de tout calcul. Au contraire, ce régime, comme le TNS, nécessite une totale maîtrise des courants de défaut,; il rend obligatoire l'usage de DDR mais permet une excellente sélectivité à la fois chronométrique et ampèremétrique. Je le considère donc comme une variante du TNS (valable si toutes les autres conditions du TNS sont remplies) .
cordialement