Bonjour,
mercure a écrit :le problème que j'ai trouvé , me donne l'impression d''un dépannage provisoire, et qui a duré très longtemps, à cause de la négligence,ou l'absence de la politique maintenance.
Je dirais que beaucoup de possesseurs de petits et moyens postes HTA en négligent la maintenance, parce qu'elle est coûteuse et que les incidents sont rares. Il est courant de voir un matériel "oublié" pendant 20, 30 ans et qui se rappelle brutalement au bon souvenir de son propriétaire.
Le rôle capital des fusibles a été redécouvert dans les années 90, avec le retour d'expérience des premiers tableaux compacts (Fluokit C, RM6). A la suite de nombreux incidents concernant des fusibles en puits, et d'autres concernant les cellules au pas de 375 mm, Edf et les fabricants ont listé les pratiques à proscrire :
-stockage des fusibles en milieu humide (cas de beaucoup de postes de livraison)
-absence de protection contre les chocs
-oubli du retrait de la bande de garantie des percuteurs
-calottes oxydées
-maintien en exploitation de fusibles ayant subi un court-circuit (
il faut toujours changer les 3)
-fusibles sous-calibrés (refroidissement insuffisant sans déclassement, surcharges cycliques...)
Et les bonnes idées :
-ne plus utiliser les rateliers à fusibles (la C13-100 ne les impose plus), les laisser dans l'emballage polystyrène expansé
-jeter les fusibles trop anciens (chocs, reprise d'humidité, calottes oxydées) Les cartouches actuelles sont plus étanches au niveau des calottes
Erdf impose à ses agents de tester chaque fusible au moyen d'un appareil spécial avant de les mettre en place. Cette mesure a été très efficace. De plus, comme les fusibles de rechange se trouvent dans les véhicules d'intervention, ils ne sont jamais vieux...
Il est certain que vu le prix, être obligé de jeter un fusible demande un peu d'abnégation; mais si cela évite de perdre une cellule plus tard?
mercure a écrit :
Une autre question,qui me vient à la tête ,est ce que pour le réglage des homopolaires Sépam, on prend toujours 10 % du calibre nominal du TC de protection,
.ca c'est pour la protection Générale Disjoncteur,sur d'autre départ ,placés en aval de ce disjoncteur existe deux départs ( Cellule IM 400 A) alimentant
deux postes de transformation situés dans des endroits différents, et protégés par des protections câble homopolaire, à cause de la longueur de câble en 20 KV.
de manière à avoir une sélectivité entre la protection Générale et les départs
Dans le cas de 3 TC montage sommateur, la C13-100 indique "un réglage supérieur ou égal à 12% du courant nominal des TC" en raison du courant résiduel fictif du aux écarts des rapports de transformation. Il arrive que 12% ne suffisent pas, et en général Erdf renâcle à augmenter cette valeur. L'usage de TC "Classe protection" 5P20 ou 5P30 améliore les choses puisqu'ils sont plus précis en régime de court-circuit (attention au courant d'enclenchement!).
Si 10% passe sans problème, pourquoi pas, mais c'est aléatoire, et un seul essai ne suffit pas...
Pour les départs internes, on n'a plus ce problème dès que l'on utilise un tore unique* (donc pas 3 tores en montage sommateur) et l'on peut régler très bas. Le SEPAM (ou similaire..., numérique) permettant la mesure du courant de fuite capacitif, il suffit de régler le relais au moins 20% au dessus pour être tranquille. Généralement, cela laisse une belle marge avec la protection générale.
A raison de 5 A/km, si l'on a par exemple 3A de courant de fuite, on règle à 3,6A; si les TC de protection générale sont des 100/1 on va régler le relais de ce poste à 12A...
Le problème de sélectivité vient plutôt du temps : Erdf impose en général un temps total d'élimination de 0,2 sec ( Cf C13-100 p64), ce qui donne une tempo du relais à 110-130 ms.
Pour le relais aval, en réglant la tempo à 50 ms on obtient un temps de coupure de l'ordre de 110 -120 ms, ce qui est très tangent : en cas de gros défaut, les deux risquent de déclencher. Dans ce cas, la C-100 suggère, à juste titre, la sélectivité logique, facile à réaliser avec les relais numériques.
Cordialement
* préférer si possible un tore fermé, plus précis qu'un tore ouvrant, et ne pas oublier de repasser dedans la tresse de terre de l'écran (erreur très fréquente)