Bonsoir à tous,
Max78 a écrit :
PS: Candela, tu as déjà touché à la HT et tu es fan de l'environnement tu n'as pas le fin mot du problème ?
"Touché" n'est peut être pas le mot qui convient

, heureusement; mais oui, j'ai littéralement baigné dans la HT et le SF6 (façon de parler

, je ne me souviens pas d'en avoir respiré).
Donc quelques infos :
-le SF6 neuf est un gaz presque inerte , lourd, non toxique, qui n'entretient pas la vie (à peu près comme le CO²)
-les produits de décomposition dus à l'arc électrique sont, eux , au minimum nocifs, irritants, pas hyper-dangereux : il ne faut pas les respirer. Donc, les cellules comportent un "tamis moléculaire" censé absorber les produits gazeux. Ce n'est pas suffisant en cas par exemple de rupture de membrane, et le mieux est d'évacuer le poste immédiatement. Lorsqu'on ouvre un appareil (disjoncteur ou contacteur, les inters sont scellés), il faut récupérer le gaz et aspirer soigneusement l'intérieur (un partie des produits de décomposition, mélange de SF6, métaux divers souvent lourds, araldite, graisses, silicone, téflon etc est gazeuse, l'autre est sous forme de fine poudre blanc jaunâtre).
-c'est un gaz à effet de serre
Donc les précautions à prendre sont réelles, elles concernent surtout la récupération en fin de vie , la maintenance et l'attitude en cas d'incident.
Un inter doit en contenir dans les 5 litres, à 1,1 bar. Une rapide recherche ne m'a pas permis de trouver à quoi correspondent 120 ml (de liquide, je suppose!).
Les disjoncteurs sont à 3,5 bars, mais il y a eu des cellules (postes-source CEM) à 5 bars, qu'il fallait "dégonfler" pour le transport. A l'époque, en usine, le gaz était récupéré, mais dans les postes?
En résumé, quantité faible dans les inters, notable dans les disjoncteurs, et il y a les appareils HTB, les postes blindés, les liaisons blindées... Il faut être vigilant, sérieux, mais il y a cent fois pire qui se promène...Et je n'ai jamais entendu parler d'accident grave dus au SF6.
Un petit mot sur les PCB : j'ai vendu comme tout le monde dans la profession ce "produit miracle", puis le produit de remplacement UGILEC T (cousin germain proposé au début par les fabricants) puis leur destruction quand ces deux produits ont été interdits. Je dis avec force que lors qu'on a commencé à parler d'interdiction, NOUS SAVIONS que le problème de la pollution "chaude" était un leurre (aucune n'a jamais été prouvée) alors que la pollution "froide" était une b.o.m.b.e à retardement. En agitant le chiffon rouge, en multipliant les contraintes, en voulant aller trop vite on a "incité" pas mal de possesseurs malhonnêtes à s'en débarrasser discrètement, ce qu'il aurait fallu éviter A TOUT PRIX. Il fallait voir le déploiement de force quand une malheureuse fuite était décelée, et les commentaires (débiles) au JT. Pas étonnant que cela ait fait peur à plus d'un. Une fois de plus, sous la pression du lobby écologiste, on n'a pas pris le temps de bien réfléchir au problème et d'organiser correctement le recensement. contrairement à ce qui a été dit, le risque de maintenir ces transfos en exploitation était QUASIMENT NUL.
Cordialement