Voltix a écrit : ↑dim. 2 nov. 2025 14:50
Salut,
Avec les éléments que tu donnes, on peut répondre assez clairement.
Sous-schéma (TN-C / TN-S / TN-C-S)
– Le neutre du secondaire transfo est relié à la terre et les masses BT sont reliées à cette même référence via le shunt entre prises de terre : on est bien en schéma TN.
– Si, dans le TGBT, le N et le PE sont sur des barres séparées, non réunies après le transfo, et que les départs vers les récepteurs sortent en 5 conducteurs (L1-L2-L3-N-PE), alors le régime en aval est du TN-S.
– On parlerait de TN-C uniquement s’il existait un conducteur PEN (N et PE confondus dans le même conducteur) en service. Ce n’est pas ton cas.
– On parlerait de TN-C-S s’il y avait un tronçon amont en PEN (TN-C) puis une séparation N/PE plus loin ; là encore, d’après ta description, ce n’est pas le cas.
Conclusion : TN en principe, et concrètement TN-S dès la distribution du TGBT vers les récepteurs en 5 fils.
Disjoncteur général tripolaire
En industrie, c’est courant que le général BT soit 3P (neutre non coupé) en TN-S. Le point important n’est pas de couper le neutre, mais de garantir l’équipotentialité et l’efficacité de la coupure automatique des surintensités en cas de défaut.
Distance entre prises de terre et influence sur le SLT
– La distance n’« impose » pas un SLT, c’est la manière dont le neutre est référencé à la terre et comment les masses sont reliées qui définit TT/TN/IT.
– En pratique, des prises de terre séparées sur un même site doivent être interconnectées pour éviter des différences de potentiel dangereuses. Ton shunt entre les deux électrodes réalise cette interconnexion : les masses et le neutre partagent la même référence → cohérent avec du TN.
– Plus les prises sont éloignées, plus l’impédance entre elles peut monter ; si elles n’étaient pas interconnectées et que les masses étaient reliées à une terre « distincte » du neutre, on se rapprocherait d’un comportement TT. Ici, avec le shunt, tu restes en TN.
Valeurs de terre de 4 Ω chacune
– En TN-S, la valeur de RA n’est pas dimensionnante pour la coupure des défauts : le courant de défaut retourne surtout par le PE/N métallique. Ce qui compte est la boucle d’impédance de défaut Zs et la condition de déclenchement : Zs ≤ U0 / Ia (Ia étant le courant de déclenchement de la protection surintensité).
– 4 Ω est toutefois une excellente valeur pour la sécurité, les surtensions et l’EMC.
Petit pense-bête de vérif terrain
– Confirmer visuellement : neutre du transfo relié à la prise de terre, barres N et PE distinctes au TGBT, liaisons équipotentielles en place.
– Vérifier qu’aucun tronçon PEN n’existe en aval du point où N et PE sont déjà séparés.
– Mesurer Zs sur quelques départs pour vérifier la condition de coupure automatique par les disjoncteurs dans les temps admissibles.
– Contrôler la continuité PE et la bonne interconnexion des électrodes (ton shunt).
Et pour ceux qui aiment organiser proprement leurs repères ou étiquetages au niveau des armoires/équipements, il existe même des petits accessoires
visuels dédiés (par exemple dans la rubrique accessoires arbre de vie) pour marquer clairement certains points de connexion et éviter les erreurs de continuité.
En résumé : avec un général 3P (N non coupé), des barres N et PE séparées, un shunt qui met toutes les terres au même potentiel, et des départs en 5 fils, tu es en TN-S en distribution aval du TGBT.