Bonjour,
john_0169 a écrit :
Problème : Il m'a été demandé de mettre un CPI au niveau du groupe pour contrôler l'état de l'installation quand le groupe est en marche.
et:
Je ne pense pas que la demande d'un CPI émane d'une volonté de passer à un régime IT pour un fonctionnement sur le secours
Je pense qu'il y a une mauvaise interprétation de la part du BE de l'article EL 16 §4. En effet, cet article concerne
les circuits terminaux:
De plus, si l'équipement de sécurité concerné ne fonctionne qu'en cas de sinistre (cas des ventilateurs de désenfumage), son isolement par rapport à la terre est surveillé en permanence pendant les périodes de non-utilisation, par un contrôleur permanent d'isolement associé à un dispositif de signalisation.
Les groupes électrogènes doivent faire l'objet (EL18 §4) d'un entretien et d'essais
en charge réguliers. Ces essais, sur une installation récente et entretenue, doivent permettre une vérification de l'isolement plus efficace qu'un CPI (la surveillance et la recherche des défauts étant soumis au bon vouloir et à la compétence des exploitants. Mon expérience me conduit à nourrir quelques doutes à ce sujet

).
Même les hôpitaux ne prennent pas ce genre de précaution; en revanche les grands établissements font des essais tous les 15 jours, j'en connais même qui les font chaque semaine.
Or le CPI prévu sur le groupe ne contrôlera en aucun cas les circuits terminaux de désenfumage ou autres.
Donc
pour moi le CPI n'est pas placé au bon endroit.
john_0169 a écrit :
Ci-dessous extrait des demandes :
En dehors des périodes de fonctionnement du groupe électrogène sur manque tension secteur et des
phases d'essais réels, l'installation de distribution groupe électrogène est hors tension.
Afin de vérifier en permanence l'état de l'installation, l'installation de distribution groupe électrogène sera
équipée d'un contrôleur d'isolement.
Compte tenu du fait que le disjoncteur groupe est ouvert lorsque le groupe est arrêté, l'injection de courant
continu ne peut pas se faire sur le neutre de l'alternateur.
Il est à noter que l'alternateur du groupe électrogène, et les liaisons entre l'alternateur et le disjoncteur
général groupe électrogène seront également surveillés par un contrôleur d'isolement en dehors des
périodes de fonctionnement du groupe.
Cet équipement sera déconnecté lors du démarrage du groupe électrogène.
Ce texte est bourré de contradictions!
-je ne vois pas en quoi le fait que le disjoncteur groupe soit ouvert empêcherait de faire l'injection par le neutre
-sil 'on veut surveiller l'alternateur et sa liaison, il faut bien une injection à ce niveau. Cela supposerait la déconnexion de la liaison neutre-terre de l'alternateur, ce qui est strictement interdit en TN. A moins que l'organisme de contrôle admette que le disjoncteur groupe soit tétrapolaire, le pôle neutre établissant cette liaison en même temps qu'il s'enclenche....Ou encore un contacteur à "pôle rupteur" , donc à sécurité positive sur la liaison neutre-terre.
-si l'on veut tout contrôler, il faut un deuxième CPI avec une PN artificiel en aval du disjoncteur groupe
Le plus logique serait, si acceptée, la solution du contacteur-rupteur, associée à un réenclenchement du disjoncteur groupe en période d'arrêt (géré par l'automatisme GE?) : ainsi l'ensemble alternateur-liaison-canalisation jusqu'aux N/S serait surveillée en permanence.
Une "usine à gaz" pour une utilité pas évidente à mes yeux...
Cordialement